L’éducation non formelle: des solutions alternatives pour les personnes déscolarisées

Le Centre d’études et de recherches pédagogiques a organisé, samedi le 25 Juillet 2026, en collaboration avec la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants et la Commune de Teyaret, sa rencontre mensuelle sous le thème : « L’éducation non formelle : des solutions alternatives pour les personnes déscolarisées ». La rencontre s’est tenue à l’espace culturel de la Commune de Teyaret, à Nouakchott, en présence de responsables éducatifs et officiels, d’un groupe d’universitaires et de chercheurs, ainsi que d’élus et de représentants de la société civile.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme scientifique mensuel organisé par le Centre au sein du Groupe uni pour l’éducation, qui vise à ouvrir un débat scientifique sur les questions éducatives et à contribuer au développement du système éducatif national à travers la recherche scientifique et les partenariats institutionnels.

Lors de la conférence principale, Dr Mohamed Sidi Ahmed Znagui a présenté le concept d’éducation non formelle, mettant en évidence son rôle dans la création d’opportunités éducatives alternatives pour les personnes ayant quitté le système scolaire, ainsi que dans leur permettre d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à leur intégration dans la société et le marché du travail.

Il a également souligné la place de la Mahadra mauritanienne, considérée comme un modèle national de référence dans le domaine de l’éducation non formelle, compte tenu du rôle qu’elle a joué tout au long de son histoire dans la préservation de l’identité nationale et la formation des générations.

Dans son allocution à cette occasion, le maire de la Commune de Teyaret, M. Ahmed Mohamed Cheikh, a salué le rôle joué par le Centre d’études et de recherches pédagogiques au service des questions éducatives. Il a souligné l’intérêt qu’il porte aux activités du Centre, notamment à ses rencontres mensuelles, tout en appréciant l’importance accordée aux questions éducatives prioritaires et l’espace offert pour le dialogue et l’échange de points de vue sur les moyens de développer l’éducation.

De son côté, le vice-président du Centre d’études et de recherches pédagogiques, Dr Bâa Houssein, a affirmé que la réforme de l’éducation constitue une responsabilité nationale partagée, qui exige la conjugaison des efforts des différents acteurs, notamment les institutions de l’État, la famille et la société civile. Il a indiqué que le Centre œuvre, à travers ses rencontres scientifiques, à contribuer à l’élaboration de visions pratiques capables de répondre aux défis du système éducatif.

Pour sa part, M. Saadna Ould Vall, membre du bureau exécutif de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants, a insisté sur l’importance du partenariat entre la Fédération et le Centre. Il a souligné que l’éducation non formelle constitue l’une des voies importantes pour prendre en charge les personnes ayant abandonné leurs études et contribuer à réduire le décrochage scolaire.

Il a également renouvelé la disponibilité de la Fédération à soutenir les efforts du Centre et à participer activement à l’étude de la situation de l’éducation en Mauritanie, ainsi qu’à la recherche de solutions pratiques tenant compte des spécificités de l’environnement mauritanien.

La rencontre a également été marquée par la signature de deux conventions de coopération : la première entre le Centre d’études et de recherches pédagogiques et la Commune de Tevragh-Zeina, et la seconde entre le Centre et l’Organisation caritative El Hadj El Houssein Bâ, dans le but de renforcer la coopération dans la mise en œuvre d’initiatives et de programmes en faveur de l’éducation, et d’élargir les domaines de partenariat entre les différents acteurs du secteur.

La rencontre s’est achevée par un appel à poursuivre ce forum scientifique, en tant que plateforme de dialogue et d’échange d’expériences, et à renforcer la coopération entre les institutions officielles, les organismes de recherche et les organisations de la société civile, afin de contribuer aux efforts de réforme de l’éducation et au développement du système éducatif national.

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